Historique scientifique (de 1746 à 2025)

1746 Europe : Découverte de l’électricité
Expérience de Leyde (fiole de Leyde, ancêtre du condensateur)
Effets documentés sur les expérimentateurs
Effets documentés sur les expérimentateurs
Sensibilité électrique
1752 : Benjamin Wilson confie sa sensibilité électrique"(1)
1762 : Le botaniste Thomas-François Dalibard dans une lettre adressée à B. Franklin
confie qu’il souffre d’une intolérance/sensibilité électrique (2)
confie qu’il souffre d’une intolérance/sensibilité électrique (2)
1891 : Travaux du Dr Jacques-Arsène d’Arsonval et de Nicolas Tesla
Effets documentés des CEM (changements physiologiques sur des systèmes biologiques entiers)
les signaux électromagnétiques « pointus et crochus » sont beaucoup plus toxiques que les signaux sinusoïdaux. (3)
Fin du 19 : généralisation de l'électrification des foyers et courant alternatif
1900 : V.J. Danilewsky, chercheur russe parle d'« électricité à distance qui perturbe probablement des organismes entiers » (4)
Effets documentés des CEM (changements physiologiques sur des systèmes biologiques entiers)
les signaux électromagnétiques « pointus et crochus » sont beaucoup plus toxiques que les signaux sinusoïdaux. (3)
Fin du 19 : généralisation de l'électrification des foyers et courant alternatif
1900 : V.J. Danilewsky, chercheur russe parle d'« électricité à distance qui perturbe probablement des organismes entiers » (4)
Maladie de Beard (5)
1932 : Doctor Erwin Schliephake (6)
A publié des données scientifiques dans the German Medical Weekly au sujet de radio transmitter-induced “microwave” or “radio wave sickness”
Fatigue sévère, insomnies, maux de tête intolérables, perturbation de la mémoire à court terme, irritabilité, labilité émotionnelle et anxiété.
douleurs dans la poitrine, palpitations, dyspnée , douleurs musculaires, perte d’appétit, éruptions cutanées, grande susceptibilité aux infections. A publié des données scientifiques dans the German Medical Weekly au sujet de radio transmitter-induced “microwave” or “radio wave sickness”
Fatigue sévère, insomnies, maux de tête intolérables, perturbation de la mémoire à court terme, irritabilité, labilité émotionnelle et anxiété.
“ Ces symptômes ne peuvent pas être liés aux effets thermiques mais plutôt aux effets non-thermiques des hautes fréquences."
Dès les années 50, certains chercheurs médicux soviétiques et pays de l’Europe de l’Est observèrent de nombreux troubles de santé tels que maux de tête ou insomnies parmi le personnel militaire affecté à l’utilisation, l’inspection ou la réparation d’équipements émetteurs de micro-ondes, à l’époque principalement des radars.
L’ensemble des symptômes fut regroupé et désigné sous l’appellation de syndrome des micro-ondes ou syndrome asthénique/neurotique
Le syndrome fut étudié par les scientifiques locaux et fit l’objet de nombreuses publications dans des revues soviétiques (7-13)
Rapports de la NASA (1966) (14)
Rapports de la NASA (1966) (14)
L’existence d’effets sanitaires ne résultant pas de l’échauffement des tissus resta dans ces pays un sujet d’étude durant les années 60 et 70.
Des scientifiques américains parmi lesquels Adey, Frey, Lai, etc. et européens (Johansson) s’inquiétèrent également de l’apparition de possibles effets biologiques non thermiques.
Hypersensibilité électromagnétique
C’est à l’Américain William Rea (1935-2018) qu’on doit en 1991 la première description de l’affection appelée électrohypersensibilité (EHS) par comparaison à des sujets normaux (15)
C’est à l’Américain William Rea (1935-2018) qu’on doit en 1991 la première description de l’affection appelée électrohypersensibilité (EHS) par comparaison à des sujets normaux (15)
Dermatite de l’écran (Olle Johansson) (16-20)
Découverte d'une augmentation des mastocytes en taille et en nombre
Découverte d'une augmentation des mastocytes en taille et en nombre
Description d'un modèle de fonctionnement relatif aux mastocytes et à l'histamine dans la sensibilité électromagnétique
Le terme hypersensibilité électromagnétique (17) fut utilisé pour la première fois en 1994 dans un congrès dans la ville de Graz. Ce terme fut ensuite repris dans un rapport de la Commission européenne en 1997.
Ces années furent marquées par le premier développement exponentiel de nouveaux réseaux de télécommunication sans fil partout en Europe et dans le monde. Parallèlement, la prévalence de l’hypersensibilité aux radiofréquences utilisées par ces nouveaux réseaux a donné des estimations toujours en hausse.
Le terme et l’affection ont été reconnus en 2005 par l’OMS, l’intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques (IEI-CEM).
un ensemble de symptômes réels Ces symptômes peuvent être invalidants pour la personne touchée
Reconnaissance de la présence d’une hyperréactivité du système nerveux central et d’un déséquilibre du système nerveux autonome (Workshop Prague, 2004)
Des conclusions semblables ont été réitérées en 2014 dans l’aide-mémoire N° 193.
un ensemble de symptômes réels Ces symptômes peuvent être invalidants pour la personne touchée
Reconnaissance de la présence d’une hyperréactivité du système nerveux central et d’un déséquilibre du système nerveux autonome (Workshop Prague, 2004)
Des conclusions semblables ont été réitérées en 2014 dans l’aide-mémoire N° 193.
L’aide-mémoire N° 296 « est caractérisée par divers symptômes que les individus touchés attribuent à l’exposition aux champs électromagnétiques. Parmi les symptômes les plus fréquemment présentés, on peut mentionner des symptômes dermatologiques (rougeurs, picotements et sensations de brûlure), des symptômes neurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements, nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs)… Si certains rapportent des symptômes bénins et réagissent en évitant autant qu’ils le peuvent ces champs, d’autres sont si gravement affectés qu’ils cessent de travailler et modifient totalement leur mode de vie ».
« ces symptômes ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable. Quelle qu’en soit la cause, l’hypersensibilité électromagnétique peut être un problème handicapant pour l’individu touché. Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux champs électromagnétiques ». (21-23)
.
Nombreuses publications différents types d'études (Belpomme, Yakimenko, Panagopoulos, Johansson, Havas Syndrome de vieillissement rapide )
Nombreux regroupements de médecins et de scientifiques autour de cette problématique (PHIRE)
Susceptibilité : Génétique de Luca, étude de l'ANSES
2000 : Intégration de l’EHS dans la liste des maladies professionnelles par le Conseil des Ministres Nordiques ref
2011 : Résolution 1815 de l'assemblée parlementaire du conseil de l'EUROPE
Reconnaissance par la Suède
Dans une étude clinique publiée en 2014 (De Luca Ch. et al, 2014), un groupe de chercheurs
internationaux a montré comment des analyses médicales standards (marqueurs sanguins
tels que glutathion, glutathion peroxydase/S-transférase, catalase érythrocytaire, CoQ10
oxydé/réduit, recherche de polymorphismes génétiques) peuvent contribuer au diagnostic de
l’électrohypersensibilité.
Le diagnostic possible de l’électrohypersensibilité s’est précisé encore davantage avec la
publication (Belpomme et al, 2015), en décembre 2015, par une équipe de chercheurs français
dirigée par le professeur en cancérologie Dominique Belpomme, des résultats d’études
cliniques et biologiques menées sur plus de 1.200 patients.
Cette recherche met en évidence que, dans les analyses biologiques de ces patients, les
valeurs d’un certain nombre de marqueurs biologiques diffèrent largement des valeurs
normales :
· Histamine augmentée, marqueur d’ une inflammation chronique de la lignée mastocytaire;
· Nitrotyrosine augmentée, marqueur du stress nitrosatif
. Protéine S100B augmentée, marqueur de l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique ;
· Auto-anticorps contre la O-myéline, marqueur d’une réponse auto-immune ;
· Mélatonine diminuée en lien avec les troubles du sommeil rapportés par les patients ;
· Hypoperfusion de la zone thalamolimbique du cerveau observée à l’encéphaloscan.
La publication décrit également les dégâts physiologiques observables chez les patients
électrohypersensibles : neuroinflammation, ouverture de la barrière hémato-encéphalique,
sous-oxygénation de certaines régions du cerveau et, à long terme, risque accru de maladies
neurodégénératives, dont en particulier la maladie d’Alzheimer.
internationaux a montré comment des analyses médicales standards (marqueurs sanguins
tels que glutathion, glutathion peroxydase/S-transférase, catalase érythrocytaire, CoQ10
oxydé/réduit, recherche de polymorphismes génétiques) peuvent contribuer au diagnostic de
l’électrohypersensibilité.
Le diagnostic possible de l’électrohypersensibilité s’est précisé encore davantage avec la
publication (Belpomme et al, 2015), en décembre 2015, par une équipe de chercheurs français
dirigée par le professeur en cancérologie Dominique Belpomme, des résultats d’études
cliniques et biologiques menées sur plus de 1.200 patients.
Cette recherche met en évidence que, dans les analyses biologiques de ces patients, les
valeurs d’un certain nombre de marqueurs biologiques diffèrent largement des valeurs
normales :
· Histamine augmentée, marqueur d’ une inflammation chronique de la lignée mastocytaire;
· Nitrotyrosine augmentée, marqueur du stress nitrosatif
. Protéine S100B augmentée, marqueur de l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique ;
· Auto-anticorps contre la O-myéline, marqueur d’une réponse auto-immune ;
· Mélatonine diminuée en lien avec les troubles du sommeil rapportés par les patients ;
· Hypoperfusion de la zone thalamolimbique du cerveau observée à l’encéphaloscan.
La publication décrit également les dégâts physiologiques observables chez les patients
électrohypersensibles : neuroinflammation, ouverture de la barrière hémato-encéphalique,
sous-oxygénation de certaines régions du cerveau et, à long terme, risque accru de maladies
neurodégénératives, dont en particulier la maladie d’Alzheimer.
Etudes françaises
magnétosomes
Anses
Panagopoulos
Yakimenko
Rapport bioinitiative 2012-2022 de nombreuses études ont montré la survenue d'effets biologiques à un niveau cellulaire des des EMF pour des intensités très basses
- ."a treatise on Electricity" p207
- https://founders.archives.gov/documents/Franklin/01-10-02-0028
- . Notes d'Arsonval 1893 a
- Danilewski Martin Blank "ces ondes qui nous entourent" p238
- Maladie de Beard
- Doctor Erwin Schliephake
- ; Drogochina E.A., Sadchikova M.N., Ermakow E.W., Lysina G.G., Sokolow W.W.,, Johnson Liakouris 1998, Silverman 1973
- « Clinical manifestations of and therapeutic in cases of chronic exposures to an SHF field Kapitanenko A.M., 1964 (Traduction).
- « Disorders of the system in the case of a chronic effect from », M., W.M., B.F., 1967 (Traduction).
- Radio-frequency electromagnetic waves and their effect on humans, Malysew V.W., Kolesnik F.A., Leningrad (Traduction).
- UHF EMF exposure of non thermal on the functional stateof the body in workers. Issues of hygiene and EMF effects on the human body, Osipow J.A., Kaljada T.W., Collection of publications L., 1968 (Traduction).
- « About a peculiar disturbance of the nervous-endocrine system when exposed to currents of high frequency », Piskunowa W.G., Abramowitsch- Poljakow D.K., Wratschebnoje delo 3, 1961 (Traduction).
- The clinical picture of changes in the nervous sytem which are caused by the effect of radio waves of different frequency ranges, Sadchikova M.N., 1964
- Yu A. Kholodov, « The effect of Electromagnetic and magnetic Fields on the central nervous system (Moscou, NASA, 1966)
- Rea WJ, Pan Y, Fenyves EF, Sujisawa I, Suyama H, Samadi N, Ross GH. Electromagnetic field sensitivity. J Bioelectr. 1991;10:214–256.
- Johansson O, Hilliges M, Bjornhagen V, Hall K, “Skin changes in patients claiming to suffer from “screen dermatitis”: a two-case open-field provocation study”, Exp Dermatol 1994; 3: 234-238.
- Johansson O, Liu P-Y, “”Electrosensitivity”, “electrosupersensitivity” and “screen dermatitis”: preliminary observations from on-going studies in the human skin”, In: Proceedings of the COST 244: Biomedical Effects of Electromagnetic Fields – Workshop on Electromagnetic Hypersensitivity (ed. D Simunic), EU/EC (DG XIII), Brussels/Graz, 1995, pp 52-57.
- Johansson O, Hilliges M, Han SW, “A screening of skin changes, with special emphasis on neurochemical marker antibody evaluation, in patients claiming to suffer from screen dermatitis as compared to normal healthy controls”, Exp Dermatol 1996; 5: 279-285.
- Gangi S, Johansson O, “Skin changes in “screen dermatitis” versus classical UV- and ionizing irradiation-related damage–similarities and differences. Two neuroscientists’ speculative review”, Exp Dermatol 1997; 6: 283-291.
- Gangi S, Johansson O, “A theoretical model based upon mast cells and histamine to explain the recently proclaimed sensitivity to electric and/or magnetic fields in humans”, Med Hypotheses 2000; 54: 663-671.
- Johansson O, “Electrohypersensitivity: Observations in the human skin of a physical impairment”, WHO Workshop on “Electrical Hypersensitivity”, Prague, Czech Republic, October 25-27, 2004 (abstr.).
- WHO (World Health Organization), 2006. Framework for Developing Health-Based EMF Standards. WHO, Geneva, Switzerland, 2006; ISBN 9241594330. www.who.int/peh-emf/standards/EMF_standards_framework%5b1%5d.pdf
- WHO (World Health Organization). Electromagnetic Fields and Public Health, Electromagnetic Hypersensitivity; WHO Fact Sheet No. 296. 2005. World Health Organization, Geneva, Switzerland
Sensibilité chimique multiple (MCS)
Les premiers rapports sur la sensibilisation et les allergies aux produits chimiques remontent à 1956 lorsque l'allergologue américain Dr Theron G. Randolph l-3 a défini comme « maladie environnementale » l'ensemble des troubles présentés par certains de ses patients après l'exposition à divers composés chimiques, même s'ils ne sont pas liés les uns aux autres.
Ce n'est qu'en 1987 que le Dr M. R. Cullen a utilisé la définition d’ « hypersensibilité chimique multiple » (MCS) pour indiquer un « trouble acquis caractérisé par des symptômes récurrents, affectant plusieurs organes et systèmes qui se produisent en réponse à une exposition démontrable aux produits chimiques à de faibles doses, même beaucoup plus faibles que celles qui provoquent des réactions au sein de la population générale. 4 1.1
Le Consensus international (1999) : En 1989, une étude internationale multidisciplinaire a été menée pendant 10 ans par 89 cliniciens et chercheurs ayant une expérience sur le terrain et des points de vue différents sur la maladie, qui ont observé les caractéristiques cliniques de la polytoxicosensibilité. Elle a été publiée sous le titre " Consensus International sur le MCS 5 " en 1999, dans Archives of Environnemental Health, Vol. 54, N° 3, 147-149, May / June 1999.
Le Consensus international définit le MCS comme :
Dans des travaux plus récents, le Dr Michael Lacour et ses collègues 13 ont proposé en 2005 d'étendre les critères de définition des cas, en définissant le MCS comme :
Ce n'est qu'en 1987 que le Dr M. R. Cullen a utilisé la définition d’ « hypersensibilité chimique multiple » (MCS) pour indiquer un « trouble acquis caractérisé par des symptômes récurrents, affectant plusieurs organes et systèmes qui se produisent en réponse à une exposition démontrable aux produits chimiques à de faibles doses, même beaucoup plus faibles que celles qui provoquent des réactions au sein de la population générale. 4 1.1
Reconnue en 1996 par l'OMS
Le Consensus international (1999) : En 1989, une étude internationale multidisciplinaire a été menée pendant 10 ans par 89 cliniciens et chercheurs ayant une expérience sur le terrain et des points de vue différents sur la maladie, qui ont observé les caractéristiques cliniques de la polytoxicosensibilité. Elle a été publiée sous le titre " Consensus International sur le MCS 5 " en 1999, dans Archives of Environnemental Health, Vol. 54, N° 3, 147-149, May / June 1999.
Le Consensus international définit le MCS comme :
- [1] une maladie chronique,
- [2] avec des symptômes récurrents reproductibles,
- [3] en réponse à de faibles niveaux d'exposition,
- [4] aux produits chimiques multiples et non liés,
- [5] qui s’améliore ou disparaît lorsque les agents déclenchants ne sont plus présents,
- [6] le MCS implique également une charge symptomatique de plusieurs dispositifs ou systèmes.
Dans des travaux plus récents, le Dr Michael Lacour et ses collègues 13 ont proposé en 2005 d'étendre les critères de définition des cas, en définissant le MCS comme :
- [1] Une maladie chronique qui dure plus de 6 mois et qui aggrave le mode de vie et les fonctions organiques ;
- [2] Les symptômes se répètent d'une manière reproductible et impliquent le système nerveux, de même qu’une hypersensibilité caractéristique aux odeurs ;
- [3] Le système nerveux central et au moins un autre appareil sont impliqués ;
- [4] Réponse reproductible aux expositions chimiques même à de faibles niveaux ;
- [5] Réponse à des produits chimiques non apparentés ;
- [6] Amélioration ou résolution complète des symptômes après l'éloignement de l'exposition.
